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Premières pages de mon premier roman “Malédictions”

Malédictions

Bonjour à tous,

Vous pouvez découvrir ici les premières pages de mon premier roman, Malédictions. Disponible sur amazon en ebook et en livre broché : Malédictions eBook, Astride G.

Il s’agit du prologue. J’espère que cette lecture vous donneras envie de découvrir la suite ^^

Prologue 

Alors que l’orage éclatait, un aigle cria. Il s’agissait d’un aigle à tête de femme. C’était peu commun, mais là où vivaient des elfes, tout pouvait arriver.

Ceux-ci habitaient dans une immense forêt remplie d’arbres et de plantes diverses et variées. Ils contrôlaient la nature et l’origine du beau ou du mauvais temps dépendait de leur volonté. Ils façonnaient chaque recoin de cette forêt, embellissaient chaque élément. La nature n’avait aucun secret pour eux. La beauté qu’elle dégageait, les arômes qu’elle diffusait, les sons mélodieux qu’elle émettait… Ils la contrôlaient entièrement.

Les humains connaissant leur existence les maudissaient pour cela. Ils ne comprenaient aucunement le comportement de ces individus. Il s’agissait d’une des raisons de leur haine à leur égard. Ces deux espèces n’étaient tout bonnement pas capables de vivre en harmonie.

Cette antipathie durait depuis des siècles. Chacun des deux peuples reprochait quelque chose à l’autre, et ces désaccords amplifiaient leur incapacité à vivre en communauté. Les humains leur reprochaient surtout leur différence. Ils les estimaient anormaux, et cela les dérangeait. Pourtant, la même apparence que leurs semblables se lisait sur leurs traits, à quelques différences près. Les elfes étaient particulièrement connus pour leurs grandes oreilles pointues ainsi que pour leur beauté à couper le souffle. Les humains les redoutaient aussi pour quelque chose qu’ils ne possédaient pas : la magie. Ils craignaient parfois de tomber sous leur joug ou un de leurs sorts. Mais en général, les êtres de la forêt ne s’adonnaient pas à cela, ils préféraient leur tranquillité. De plus, considérant leurs voisins comme inférieurs à eux, ils ne trouvaient pas utile de leur faire peur avec leurs dons, conscients du pouvoir qu’ils exerçaient sur eux. Cette raison leur procurait un certain mépris envers l’autre population qui incarnait à leur égard un ensemble de créatures bien trop fragiles.

Il existait bien des villages. Toutefois, un seul connaissait l’existence des elfes, car il jouxtait la forêt dans laquelle ces créatures demeuraient. Un petit chemin de gravier rejoignait les deux lieux.

Il arrivait parfois que les villageois aient l’envie de se rendre dans ces bois. Désirant les éviter, les elfes restaient le plus souvent cachés dans leur demeure, qu’ils rendaient invisibles aux yeux de ceux qui n’appartenaient pas à leur race. Ainsi, ils se sentaient plus tranquilles.

L’oiseau à tête de femme était une des séquelles de la dure justice des elfes. Ces êtres ne se laissaient pas gouverner pas les mêmes lois que les humains. Quand l’un d’eux commettait une faute, les elfes supérieurs usaient de leur magie pour le condamner sans aucun procès, et cet oiseau gardait en son sein une bien triste histoire. Du moins, il faisait partie de la plus grande malédiction qui puisse exister. Il n’avait pas toujours été aigle. Il fut autrefois une femme. Une demoiselle aux oreilles en pointe, plus précisément. Elle s’appelait Alya et avait été transformée ainsi après avoir commis une faute impardonnable.

Son crime ? Avoir rejeté son enfant quelques années plus tôt. Chez les créatures de la forêt, cela représentait une énorme faute. Les elfes supérieurs lui avaient donc jeté un sort. Elle resterait ainsi jusqu’à ce que toutes les malédictions soient brisées. Ses pouvoirs lui avaient également été retirés. Alya était dévastée. Se retrouver sous l’apparence de cet animal qu’elle craignait tant l’horripilait. Cette jeune elfe n’était pas tout à fait semblable à ses confrères, à cause de ses appréhensions envers certains éléments de la nature, dont les aigles. Tous les elfes vivaient en harmonie avec tous les animaux, sauf Alya. Depuis qu’un de ces rapaces l’avait attaquée durant son enfance car elle voulait caresser ses petits, l’elfe les craignait terriblement. Les elfes supérieurs avaient alors trouvé bon de la transformer ainsi, en guise de châtiment pour cette faute qu’elle avait commise des années plus tard. Elle ne pouvait plus se regarder dans un miroir, son aspect la terrifiait trop. Elle arborait cette forme depuis plus de vingt ans et cela la chamboulait toujours autant.

Alya n’était pas la première à se trouver sous l’emprise d’une malédiction. Il en existait d’autres, toutes issues de la même origine. Une origine dont toutes les créatures de la forêt détenaient la connaissance. Les humains en demeuraient à l’écart, bien qu’ils en subissent les conséquences. Ils inventaient leurs propres récits sur les malheurs qui les entouraient, mais ils ignoraient la véritable histoire.

L’histoire du commencement…

astride.g Novice

Écrit par AstrideG

Née à Nantua (01) et vivant dans les montagnes savoyardes (73), je me passionne depuis toute petite pour la lecture, l'écriture, les films et les séries. On dit de moi que je suis dans la lune mais en réalité, je voyage dans ce que j'appelle mon monde imaginaire où naissent mes créations, des personnages et des créatures diverses et variées. Je m'invente chaque jour de nouvelles histoires et les prêtent à ma plume pour créer un nouvel univers aux parfums de fantasy, de science fiction, et bien d'autres...

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