Description
1950-1969. Chronique d’une famille broyée par l’injustice sociale et le silence complice d’un village provençal.
Dans la Provence des années cinquante, il y a ceux qui possèdent et ceux qui travaillent pour eux. Ceux dont la mort compte, et ceux dont on règle le sort en quelques signatures.
Fernand Farinnel appartient à la deuxième catégorie.
Quand il meurt sur un chantier forestier, le village de Vernes ne bouge pas. Le patron est trop puissant. Les gendarmes trop accommodants. Les voisins trop prudents. Sa femme, ses fils, se retrouvent seuls face à une mécanique sociale rodée depuis toujours : écraser les faibles, protéger les forts, et appeler ça l’ordre des choses.
Le fils aîné, Pascal, a quatorze ans. Il va découvrir ce que la société réserve à ceux qu’elle a décidé d’oublier.
De la dignité à l’infamie, de l’enfance volée à la solitude absolue, le chemin est plus court qu’on ne croit, quand personne ne tend la main.
Un roman noir sur ce que la pauvreté fait aux corps, ce que l’humiliation fait aux âmes et sur ce que les hommes font à ceux qu’ils condamnent à la subir.
Manja Gàrri, mangeur de rat, en provençal, est le premier volet de la trilogie Vernes Noir. C’est le roman d’une famille sacrifiée, et d’un village qui a choisi de regarder ailleurs.














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