Je crois que l’écrivain, l’auteur indépendant, doit être et doit être un critique de la société dans laquelle il vit. Il est assez facile, et toujours rentable, de s’en prendre aux ennemis nationaux au-delà de la mer, aux puissances étrangères au-delà de nos frontières qui remettent en question l’ordre dominant. Mais le devoir moral de l’écrivain libre est de commencer son travail chez lui ; Être un critique de sa propre communauté, de son propre pays, de sa propre culture. Si l’écrivain n’est pas disposé à remplir ce rôle, alors il devrait abandonner la prétention et trouver une autre ligne de travail : devenir cordonnier, chirurgien du cerveau, concierge, cow-boy, physicien nucléaire, chauffeur de bus.






