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Le symbolisme des saisons dans la littérature

Le symbolisme des saisons dans la littérature

Vous êtes-vous déjà assis pour écrire une nouvelle (ou un roman) en pensant à la saison à laquelle vous alliez la situer ? Votre histoire doit rester au service du cœur de votre histoire — les conflits internes et externes, les thèmes, votre protagoniste, le genre, l’intrigue. Et la météo, les quatre saisons peuvent aussi faire cela. Pas seulement physiquement, mais le symbolisme qui accompagne chaque saison. Creusons un peu…

La saison de L’hiver

 

hiver

 

Quand on pense à l’hiver, on pense au froid — neige, glace et températures glaciales. Les couleurs qui me viennent à l’esprit sont le blanc, le bleu et le gris. Les émotions qui me viennent à l’esprit sont le silence, l’isolement et la perte. Le symbolisme de l’hiver est une fin des choses, une mort, où les gens restent à l’intérieur, les arbres ont des branches nues, l’herbe a perdu son éclat, et les plantes se sont fanées et ont abandonné. C’est la fin des choses, et parfois, de cette fin, naît quelque chose de positif.

Symbolisme du Printemps

Le symbolisme des saisons dans la littérature

 

Quand on pense au printemps, on pense à la chaleur — au dégel de la neige et de la glace, au soleil qui commence à sortir. Les couleurs qui vous viennent à l’esprit sont les pastels — roses, jaunes et verts. Les émotions qui me viennent à l’esprit sont l’espoir, l’amour et l’optimisme. Le symbolisme est la croissance et la renaissance, le phénix qui renaît de ses cendres, les fleurs et la nature qui reviennent, la vie qui se renouvelle. La renaissance. La résurrection. La nature et l’imagerie des fleurs, des vignes, des herbes et des bourgeons comme symbole du retour à la vie. Vous pourriez utiliser cette renaissance comme une métaphore ou une comparaison, en utilisant les fleurs et la croissance comme symbole de quelque chose de nouveau, d’une seconde chance, d’un nouveau départ. Ou encore, quelque chose de dormant qui revient à la vie. La plupart du temps, lorsque je pense au printemps, je pense à des émotions positives, alors que l’hiver est rempli d’obscurité, de morosité. Les émotions et les symboles dominants du printemps sont positifs, mais parfois ils sont drapés sur quelque chose d’autre, couvrant la pourriture et la puanteur, avec la douce odeur des roses, de la lavande, ou de l’herbe fraîchement coupée.

 

Symbolique de l’été

Le symbolisme des saisons dans la littérature

 

Lorsque vous pensez à l’été, vous pensez à la chaleur — une luminosité impossible à contenir, à la vie et à l’action, aux gens dehors, aux enfants, aux chiens et aux sports. Les couleurs qui vous viennent à l’esprit sont le jaune, l’orange et le rouge. Le symbolisme est la liberté, la nostalgie et la famille. C’est l’absence d’école, et les voyages, et une maturité — la nourriture, la boisson et la vie. La chaleur de l’été peut aussi être accablante, peut conduire à l’épuisement, à des brûlures dangereuses.

Les deux premières parties d’Abu Nizar se dérouleront en plein été. L’idée ici est celle de la chaleur, de la sueur et de l’étouffement. Le feu qui se propage dans l’herbe sèche. L’obscurantisme qui avance en pleine lumière. L’été, c’est les vacances, les routes débordées et la joie de vivre. Abu Nizar est la noirceur venue chasser ces lumières et cette joie.

Symbolisme de l’automne

 

Le symbolisme des saisons dans la littérature

 

Lorsque vous pensez à l’automne, vous pensez à la mort — les couleurs des feuilles qui tournent, leur chute éventuelle des branches, les fleurs et les bourgeons du printemps et de l’été qui disparaissent lentement, alors que la palette se transforme en gris. Les couleurs qui nous viennent à l’esprit sont semblables à celles de l’été – commençant par le vert, puis passant au jaune, à l’orange et au rouge – pour finalement trouver le brun, puis le gris. Le symbolisme de l’automne est le déclin, la mort, le changement et l’échec.

Les émotions de cette saison se retrouvent dans le mot automne — tomber ou descendre à un endroit plus bas à cause d’une perte ou d’un manque de soutien ; arriver à une position plus basse ; devenir moins ou plus bas ; un déclin. Vous pouvez littéralement tomber d’une hauteur – comme le font les feuilles – ou vous pouvez tomber d’un statut plus élevé, vous pouvez échouer et perdre ce que vous avez. Le printemps et cette renaissance sont loin, l’hiver est proche, peut-être quelque chose que vous pouvez surmonter, et peut-être pas. Peut-être y a-t-il des leçons à tirer de cette humiliation, et peut-être pouvez-vous vous relever ? La 3ème partie d’Abu Nizar se déroulera sûrement en automne, ou du moins en grande partie dans cette saison. La symbolique de la chute et de l’échec y sera pleinement mise en évidence.

La météo et les saisons peuvent sembler être un aspect évident de vos histoires, mais ne vous endormez pas sur les choix que vous faites lorsque vous écrivez cette histoire ou ce roman. Ces choix doivent avoir un but précis, ils doivent servir votre histoire, soutenir et améliorer votre cadre, votre protagoniste, votre genre et votre intrigue. Cherchez le symbolisme, les émotions, les couleurs, puis faites-en votre affaire.

 

Source :

Da-ly.fr

 

daly.auteur Contributeur

Écrit par Daly

Féru d’histoire, passionné de littérature et lecteur compulsif. L’Histoire dans son intimité la plus inavouable est l’un des constituants majeurs de mon œuvre.  J’aime zoomer l’infiniment insignifiant et moquer l’extrêmement grave. Je construis mes intrigues de manière labyrinthique, un récit dans un récit dans Le récit. Les héros de mes labyrinthes sont loin d’être héroïques. Je répugne l’idée du bien absolu ou du mal absolu, et je cherche dans mes écrits à explorer cet espace tant négligé entre le paradis et l’enfer.

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