
Un jour, mon désir de créer m’a poussé à m’assoir confortablement devant mon PC, face à une belle page blanche. Je notais alors le titre de mon premier livre et me frottais vivement les mains. Ça y est… j’allais inventer mon histoire ! Je savais très bien de quoi devait traiter mon roman fantastique et me disait donc qu’il n’y aurait aucun problème.
Pris dans le feu de l’action, je pianotais frénétiquement sur mon clavier, noircissant une, deux, trois, quatre pages ! Le début du premier chapitre prenait doucement vie sous mes yeux conquis… Puis, un drame survint au beau milieu de la cinquième page. Je cessais brutalement d’écrire, le trou noir, l’absence d’inspiration bref, le syndrome de la page blanche venait de me frapper de plein fouet…
Trop confiant, je m’étais dit qu’écrire était facile. Je me croyais encore à l’école, avec mon petit sujet de rédaction à développer sur ma feuille simple recto-verso. Or, écrire un livre (surtout lorsque c’est le premier) requiert davantage de préparation.
Un storyboard, qu’est-ce que c’est ? C’est le découpage du scénario d’un film où chaque scène est illustrée par un ou plusieurs dessins.
Je décidais donc de m’inspirer de cette méthode pour l’appliquer à mon livre. Cette fois, assis à mon bureau face à une feuille blanche, le stylo à la main, je m’appliquais à décrire point par point les actions. Chaque point porterait un numéro.
Exemple de storyboard pour mon roman “TABALDAC et les îles du ciel” :
Dès que j’avais un doute sur le sens d’un mot, la description d’un objet, d’un lieu ou pour tout autre chose encore, j’avais un réflexe : me documenter au plus vite. Merci Internet !
Après plusieurs semaines d’un travail des plus minutieux, je terminais le premier jet du “storybord” ! (70 pages). J’étais heureux.
L’histoire étant bien au chaud dans ma tête, j’entamais donc l’étape des chapitres. Pour ce faire, j’appliquais 3 idées :
Fort de mon travail qui dura deux mois tout de même, je me sentais enfin prêt à retrouver ma page blanche et mon clavier. Mais cette fois, j’étais sûr d’une chose : le syndrome de la page blanche ne passera plus par moi !






