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Extrait 1 de ma première comédie romantique en cours de réalisation

Couverture 3d

Voici un extrait tiré de ma toute première comédie romantique. L’idée a germé dans mon esprit, il y a une dizaine d’années maintenant, autour d’un thé et d’une discussion animée avec Audrey, ma sympathique belle-sœur bretonne. Et de fil en aiguille les premiers jets de Rosie et de son brun ténébreux ont commencé à émerger des abysses de mon cerveau !

Le roman est en cours de relecture, correction et réécriture en ce moment. Je ne l’ai pas tout à fait terminé, mais ça ne saurait tarder ! Il faudra encore qu’il repasse par des relectures, corrections, etc. après le point final. Mais, si tout va comme je le souhaite, le roman devrait sortir en fin d’année. Je croise les doigts!

Je vous mets un petit extrait du chapitre 1. N’hésitez pas à me donner votre avis lorsque vous l’aurez lu. Je suis preneuse de tout commentaire et suggestion.

Rosie + beau brun ténébreux certifié conforme...

1

…Je me souviens parfaitement du premier jour où ce séduisant et insupportable quadragénaire s’est hasardé dans nos locaux. Ce jour-là, à son entrée, j’en ai perdu ma pince à viennoiseries. Littéralement ! Et vu mon attitude lamentable par la suite, troublée d’abord par son charisme et sa prestance naturelle – et par son arrogance et sa suffisance ensuite – sans doute aussi une partie de ma cervelle. Figurez-vous que durant l’opération d’encaissement de son achat, je n’ai rien trouvé de mieux que de bloquer l’appareil sur un chiffre astronomique. La loose totale !

— 785 euros ? m’a aussitôt jeté l’homme, moqueur, les yeux pétillants, se foutant ouvertement de moi devant assistance. Ça fait cher pour douze chouquettes et une baguette ! Désolé, ma p’tite dame, mais je n’ai pas une telle somme sur moi. Vous faites crédit, j’espère ?

J’ai ouvert la bouche pour répliquer, estomaquée par sa morgue – et aussi très déçue de constater que mon prince charmant ne se révélait en définitive qu’un crapaud visqueux immonde déguisé – mais comme rien n’en sortait, le bougre a alors ajouté en soupirant, excédé :

— Peut-être pourriez-vous faire l’addition vous-même ? On gagnerait du temps. Qu’en pensez-vous ? C’est sûrement dans vos cordes, non ?

Le feu aux joues et la moutarde me montant au nez, je l’ai insulté mentalement :

« Mais quel con ! Il se prend pour qui cet abruti ? » me suis-je dit, rouge de colère.

Depuis cet intermède, à mon grand dam, je perds une partie de mes moyens chaque fois que monsieur-je-me-crois-plus-fort-que-les-autres passe la porte.

Primo : la parole. Car, à part, « bonjour ! », la mention du prix du sachet de viennoiseries et « bonne journée ! », je n’arrive la plupart du temps à bredouiller aucun autre mot intelligible. Me forçant à sourire pour combler l’absence de conversation. À l’égal d’une imbécile heureuse.

Deuxio : la vue…

Autre sens qui a ses défaillances quand monsieur-je-me-la-pète se meut dans les environs. Surtout lorsqu’il me regarde droit dans les yeux pour passer commande. Difficile de soutenir un regard qui semble vous dire que vous êtes et que vous resterez une pauvre fille toute votre vie. Du coup, et comme il m’est impossible de disparaître sous le comptoir – chose que j’ai souvent envie de faire quand il apparaît dans mon champ de vision – je me rabats sur sa bouche aux lèvres d’une volupté parfaite, et c’est encore pire. Combien de fois me suis-je imaginée, afin de fuir son regard brûlant de mépris, la sensation que cela me procurerait d’en embrasser une petite parcelle ?

Ben, quoi ! Le fait qu’il soit insupportable n’exclut pas qu’il puisse être désirable.

Il va de soi que ce sont ces rêveries qui surgissent à l’instar d’un cheveu dans la soupe qui m’empêchent de me concentrer sur ses paroles. J’ai une imagination débordante et elle vagabonde de plus en plus loin quand je croise le professeur de mon fils. Qu’est-ce que j’y peux moi ! Ce n’est pas comme si je le faisais exprès !

Ce qui nous amène automatiquement à… Tertio : l’ouïe.

À maintes reprises depuis que je le connais j’ai dû demander à Maximilien-je-me-la-pète-lover de répéter ses dires, n’entendant sur le moment rien de plus que : « bonjour », trop obnubilée à dévisager sa bouche pour éviter de regarder ses yeux. Exercice qu’il se contente de refaire, légèrement agacé, sans l’ombre d’un sourire.

Parlons-en justement de son absence de sourire ! Voilà l’autre phénomène qui ne manque pas de me déstabiliser et de me ramollir comme la crème glacée que je suis : cet homme ne sourit jamais ! Lorsqu’il me sonde, son visage semble figé dans une espèce de moue boudeuse et renfrognée. Les seuls et uniques moments où je l’ai vu esquisser un « sourire », un rictus serait plus proche de la vérité, c’est pour se moquer de moi. Ce qui advient assez souvent ces derniers temps étant donné que j’accumule les bourdes. Autant dire que ça ne compte pas.

Ce matin, néanmoins, j’ai carrément eu droit à un exploit. Comme quoi tout arrive ! Lui a-t-on diagnostiqué une maladie incurable ? Serait-ce la raison pour laquelle il a décidé de changer d’attitude en commençant par être plus aimable avec la pauvre vendeuse de la boulangerie de son quartier ?

Quant à mes autres parties du corps qui défaillent chaque fois que Maximilien le Guen est dans les parages, on peut, sans hésiter une seconde, y inclure mes jambes et mes bras. Ces membres ne se comportent de façon normale qu’une fois sur deux. D’où les catastrophes survenues dès lors que l’homme surgit dans l’équation.

Mon cher patron, au demeurant, Gérôme Fulbert, alias Gégé, âgé de soixante et un ans, a, à plusieurs reprises et sans le vouloir le pauvre homme, contribué à ces instants pour le moins humiliants…

De nature assez désordonnée, le sexagénaire – que j’aime beaucoup puisqu’il me rappelle le père que j’ai perdu sept ans plus tôt d’un cancer du poumon – abandonne souvent des obstacles ici et là dans le magasin, me compliquant la vie à souhait. Telle la fois où il a flanqué entre le mur et moi, juste derrière la caisse, alors qu’elle aurait dû se trouver à sa place, dans le fournil – puisqu’entièrement vide de baguettes – une des quatre énormes panières à pain dont la boutique est dotée. Envahissant ainsi mon espace vital. Et ce, alors que, nerveuse, je prenais la commande de mon client favori. (Non, je déconne !) L’accident est alors survenu. En reculant pour aller lui servir sa douzaine de chouquettes habituelles et sa baguette – le bonhomme n’aime, a priori, pas changer ses habitudes culinaires – (Il doit sûrement abhorrer la nouveauté et détester prendre des risques. Comme par exemple, je ne sais pas moi, commander de temps à autre des mini pains aux raisins), j’ai trébuché contre ladite panière et, déséquilibrée, me suis retrouvée le popotin coincé dedans, les quatre fers en l’air presque à la verticale. Heureusement que je ne porte jamais de robes ou de jupes au boulot ! La situation aurait été d’autant plus mortifiante. C’est déjà suffisamment rabaissant d’être dans une position pareille : le visage imbriqué entre les jambes. Si, si, je confirme ! Manquait plus que Maximilien-je-me-la-pète-lover et la totalité de la clientèle (une demi-douzaine) qui s’était amassée dans la boutique entre temps, aient pu à loisir contempler à travers les trous de la détestable panière la couleur de ma petite culotte taille 36 ! (38, en fait. Mais, chut ! Ne le dites à personne ! Sinon, je me verrai dans l’obligation de débarquer chez vous dans la nuit pour vous zigouiller et vous faire taire : secret défense oblige. Eh oui ! J’ai quelques kilos en trop qui se sont confortablement installés depuis un an sur l’ensemble de mon corps, dont je n’arrive pas à me défaire. J’ai beau leur dire de partir, rien n’y fait !)

Pour couronner le tout – à croire que je ne m’étais pas assez ridiculisée à son goût – monsieur-je-me-crois-plus-fort-que-les-autres s’était aussitôt senti obligé de se précipiter à ma rescousse, hilare. Oui, vous avez bien lu, ce n’est pas une faute de frappe : « hilare » ! Ne prenant même pas la peine de cacher son amusement. Je dirais même que c’est tout le contraire ! Quand je vous dis qu’il ne rit que pour se gausser de moi, je ne suis pas loin du compte. Un jour, je me vengerai. Et rira bien qui rira le dernier. Ne trouve-t-il pas que la gêne que je ressens à tous les coups constitue déjà une belle punition en soi ? Pas la peine d’en rajouter une couche en se payant ma tête.

Vraiment impitoyable, ce type !

À cet instant, j’ai pensé pour me rassurer :

« Bah ! Au moins, je fais rire la galerie. C’est déjà un bon point pour moi. »

Le chevalier sans armure, sans son beau destrier, l’indélicatesse et la connerie en plus, s’est donc empressé de me secourir ce jour-là. Avec l’aide de Gégé qui, témoin de la scène grâce au passe-plat qui communique directement avec le magasin, n’a pas hésité non plus à bondir de son fournil pour venir me sauver. (Je l’adore, mon boss !) Riant aux éclats, les larmes aux yeux, le duo improbable a dû s’y prendre à deux reprises pour me désincarcérer de ma prison en plastique.

Depuis ce jour, comme pour remuer le couteau dans la plaie, une étrange rumeur circule à Vouvan-les-forêts. La rumeur indiquant que, « Au bon pain de Gégé », la petite vendeuse enrobée assure aussi, à l’occasion, l’animation gratuitement.

La honte intersidérale !

Rosie + beau brun ténébreux certifié conforme...

Bien sûr, le roman n’étant toujours pas terminé, il peut y avoir des changements, améliorations… sur ce petit extrait. Comme sur ceux que je mettrai par la suite. Néanmoins, s’il vous a tout de même plu tel qu’il est, faites-le moi savoir aussi, s’il vous plaît ! À l’occasion. C’est toujours motivant d’avoir ne serait-ce qu’un petit cœur, un commentaire… Un grand merci pour vos éventuels retours !

Bien à vous,

L. Carmen

carmuse2 Passionné

Écrit par L. Carmen

Passionnée de lecture depuis qu'elle sait lire : bd, mangas, romans, avec tout de même une préférence pour les romans fantasy, fantastiques, les dystopies,... amoureuse des mots et aimant les manier, c'est tardivement que L. Carmen s'est abandonnée à l'écriture.

Romans jeunesse fantastique/fantasy, contes illustrés, et dans un autre registre, une comédie romantique.
Elle souhaite, par le biais de ses histoires, apporter un peu plus de bonheur, de magie, dans le cœur de ses jeunes lecteurs, prolonger leur temps d'insouciance. Et pour les lecteurs et lectrices plus âgé(e)s, un temps de bonheur et de légèreté supplémentaires dans leur quotidien. Elle espère vivement que sa comédie romantique vous fera autant de bien au moral qu'à elle en l'écrivant.

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